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BDL 2018 Mercredi 07/02/18

1 jour / 1 spectateur.rice – Mercredi 7 Fevrier

CHAQUE JOUR DU FESTIVAL BRUITS DE LANGUES, SUIVEZ UN.E SPECTATEUR.RICE ET DÉCOUVREZ QUI VIENT ASSISTER AUX RENCONTRES…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 3 : 07/02/18

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→ Si vous deviez caractériser BDL / votre journée / l’ambiance en quelques mots, quels seraient-ils ?

Très foisonnante

→ Comment avez-vous entendu parler de BDL ? Est-ce votre 1ère édition et reviendrez-vous l’année prochaine ?

J’y viens tous les ans, je venais déjà à Ecrivains présents. Depuis 20 ans que je suis à Poitiers, je n’ai pas raté une seule édition.

→ Qu’est-ce que vous avez tiré de ces rencontres ? Qu’avez-vous préféré ?

J’en ai tiré une plus grande curiosité pour la littérature d’aujourd’hui, plus de variété dans mes lectures : je lisais de la poésie et des essais essentiellement, maintenant je lis également des romans.

J’ai beaucoup aimé Tanguy Viel, j’ai d’ailleurs acheté un de ses ouvrages. J’ai trouvé Nina Yargekov très intéressante, surtout quand elle disait qu’elle ne faisait pas d’illusions, qu’on restait dans l’entre-soi, même si ça ne l’empêche pas d’écrire. J’ai aussi apprécié Xabi Molia car je suis fan de cinéma.

→ Si vous deviez inviter un auteur, mort ou vivant à BDL, lequel choisiriez-vous ?

Ce serait René Char mais ce serait compliqué, même s’il était vivant. Ou bien Pascale Ferran, une cinéaste qui écrit à partir du roman L’amant de lady Chatterley.

Merci à Joëlle Fontaine, participante à l’université citoyenne de l’université de Poitiers

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Mardi 06/02/18

Rencontre des sonorités, lecture d’Athènes – Disjonction

L’auteur Christos Chryssopoulos et Michel Briand, professeur de l’Université de Lettres et langues de Poitiers, se sont livrés à une lecture improvisée d’Athènes – Disjonction, l’une des dernières oeuvres de l’écrivain, rythmée des ses propres photographies qui parcourent et illustrent le livre original.

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Deux souffles, deux langues qui se rencontrent, un échange entre deux hommes, passé et présent, français lu par un expert de grec ancien, et grec moderne lu par un auteur marqué par le sort contemporain de son pays.

« Quand on parcourt la ville en la photographiant, on prend conscience de quelque chose que seuls ceux qui prennent des photos sont capables de percevoir : elle est criblée de trous noirs. Les endroits où il n’y a absolument rien sont légion. Je ne reviens jamais voir les lieux que j’ai photographiés. L’arbre qui se dresse seul dans la ruelle qui donne sur l’avenue Singrou. Le mannequin dans le terrain vague de la rue Éolou. Le sex -shop ouvert la nuit… Le cliché que j’en ai pris les a effacés. Et je me déplace dans la ville entre ces trous noirs qui sont les photographies que j’ai déjà prises. Et plus je poursuis ma promenade avec mon appareil, plus les trous noirs se multiplient, les passages de l’un à l’autre se font de plus en plus étroits, les endroits intéressants que je pourrais observer se raréfient et petit à petit je taris la ville. Morceau par morceau, je la supprime. Il y a déjà des quartiers entiers et des rues, des bouts de l’horizon qui ne sont plus là. Et plus la ville diminue, plus mon angoisse grandit, quand je reviens dans ces rues de plus en plus difficiles à traverser, de plus en plus indifférentes. Mes photographies représentent la nervosité de l’homme qui respire avec peine et fébrilité le peu d’air qui lui reste. À un moment, j’épuiserai Athènes, elle ne contiendra plus rien pour moi. Je serai alors encerclé par les traces noires rectangulaires de mes photographies. Je pense qu’alors je tournerai l’appareil vers moi. Pour que ma dernière photographie soit un autoportrait. Et que je disparaisse ainsi dans le trou noir de la dernière image.« 

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Un moment hors du temps, d’écoute et de médiation, au son de deux voix qui se succèdent. Qui nous parlent d’une même écriture, dans deux mélodies différentes, d’un même sujet : l’Athènes d’aujourd’hui, marquée par le passé, le plus lointain, mais aussi le plus proche, la crise.

« Christos Chryssopoulos raconte par l’image l’Athènes d’aujourd’hui, cette ville secrète et blessée qui n’appartient à personne. Il porte sur elle un regard tendre et inquiet et en débusque les failles, s’étonnant encore et toujours, et accompagnant de ses mots la ville en crise. » Athènes – Disjonction, éditions Signes et Balises.

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BDL 2018 Mardi 06/02/18

1 Jour / 1 Spectateur.rice – Mardi 6 Février

Chaque jour du festival Bruits de Langues, suivez un.e spectateur.rice et découvrez qui vient assister aux rencontres…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 2 : 06/02/18

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Instructif.
C’est toujours intéressant de rencontrer de nouveau de nouveaux auteurs, on se fait une bonne idée des œuvres mêmes si on ne les a pas lues.

Oui, je reviendrai avec plaisir !
J’en ai entendu parler l’année dernière quand je suis arrivée à la faculté de Lettres et Langues par les profs et les étudiant.es

Ce que j’aime, c’est l’interaction avec le public. Il n’y a pas de distance entre l’auteur ou l’autrice et le public. Ce que je préfère, c’est la convivialité et la découverte de nouveaux auteurs et nouvelles autrice, ça nous pousse à les lire.

Eric-Emmanuel Schmitt. J’ai seulement lu Lorsque j’étais une oeuvre d’art (éditions Albin Michel) mais j’ai vraiment adoré.

Merci à Elodie Andrieu, étudiante à l’Université de Poitiers.

 

 

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Tanguy Viel

À l’occasion du festival Bruits de Langues, Tanguy Viel nous parle de sont dernier roman paru, Article 353 du Code Pénal.

Tanguy Viel : Je ne pense pas que ça soit parti de l’idée même de justice même si elle est centrale dans le roman mais je pense que ça devait être le moment où j’avais envie que le roman ait une fonction réparatrice et pourquoi pas de revanche sociale, de vengeance peut-être. Enfin tout ce genre de vocabulaire de retournement que seule la justice pouvait mettre en scène. Plutôt utiliser la justice comme la lumière au bout d’un tunnel. Je ne pense pas vous dire que je me suis réveillé un jour en disant « Oh je vais faire un livre sur la justice ! ». J’ai le sentiment que j’ai fait grandir, j’ai transformé les formes pulsionnelles que j’avais envie de mettre en scène dans l’écriture. J’ai trouvé un peu miraculeusement l’intrigue qui fait que ça tient, que ça scénographie exactement les contours de l’épaisseur psychique que l’on peut trouver dans roman.

T.V. : Ce n’est pas le mot qui me vient à l’esprit. Ce n’est pas ce à quoi je pense quand j’écris. Peut-être la dénomination de roman noir. Dès lors qu’il y a un meurtre, des éléments de justice, de paysage comme on en a dans un roman noir, un peu américain. Donc ça ne me dérange pas qu’on appelle cela un roman noir, je ne suis pas sensible à la définition. Mais quand on parle de thriller, polar, c’est vrai que je tique un peu.

T.V. : Oui, je pense que c’est plus comme une diffraction de l’existence dramatisé par des éléments policiers de base. J’ai plus l’impression de faire un roman existentiel.

T.V. : Je suis du côté de narrateur, de ce personnage-là. J’essaie de me débrouiller avec la matière de son existence en lambeaux. Cette existence s’est plus ou moins rassemblée dans un point de fuite, point de chute  qui est un meurtre. Pour moi, c’est la recomposition d’une existence qui m’intéresse au fond. D’un point de vue romanesque, le meurtre est purement salutaire. Il l’est psychiquement. C’est pour ça aussi que la justice peut répondre, préfère sauver une âme que faire régner le pur état de droit. Voilà, je n’ai pas de réponses précise à la question (rires).

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

1 jour / 1 spectateur.rice – Lundi 5 Février

Chaque jour du festival Bruits de Langues, suivez un.e spectateur.rice et découvrez qui vient assister aux rencontres…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 1 : 05/02/18

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Échange, littérature vivante, politique, plurilinguisme

Je travaille à la faculté de Lettres et Langues. J’ai déjà participé aux éditions précédentes et invité des auteurs.
Oui, bien sûr que je reviendrai l’année prochaine.

J’ai adoré la rencontre avec Nina Yargekov que j’ai trouvée drôle, précise, romanesque, comme dans son roman.
J’ai aussi été très intéressée par la conférence sur la Grèce, notamment par sa dimension politique.

Il y en a beaucoup que j’aimerais inviter. Eric Vuillard par exemple, Camille de Toledo, Rachel Cusk… La littérature est vivante et le champ littéraire francophone est très riche et très intéressant.

Merci à Raphaëlle Guidée, Maître de conférences en littérature comparée à l’Université de Poitiers

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Nina Yargekov

Découvrez la première invitée de la journée en quelques questions dans cette vidéo.

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Luis Cardoso

Découvrez l’auteur portugais en quelques questions dans cette vidéo.