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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Tanguy Viel

À l’occasion du festival Bruits de Langues, Tanguy Viel nous parle de sont dernier roman paru, Article 353 du Code Pénal.

Tanguy Viel : Je ne pense pas que ça soit parti de l’idée même de justice même si elle est centrale dans le roman mais je pense que ça devait être le moment où j’avais envie que le roman ait une fonction réparatrice et pourquoi pas de revanche sociale, de vengeance peut-être. Enfin tout ce genre de vocabulaire de retournement que seule la justice pouvait mettre en scène. Plutôt utiliser la justice comme la lumière au bout d’un tunnel. Je ne pense pas vous dire que je me suis réveillé un jour en disant « Oh je vais faire un livre sur la justice ! ». J’ai le sentiment que j’ai fait grandir, j’ai transformé les formes pulsionnelles que j’avais envie de mettre en scène dans l’écriture. J’ai trouvé un peu miraculeusement l’intrigue qui fait que ça tient, que ça scénographie exactement les contours de l’épaisseur psychique que l’on peut trouver dans roman.

T.V. : Ce n’est pas le mot qui me vient à l’esprit. Ce n’est pas ce à quoi je pense quand j’écris. Peut-être la dénomination de roman noir. Dès lors qu’il y a un meurtre, des éléments de justice, de paysage comme on en a dans un roman noir, un peu américain. Donc ça ne me dérange pas qu’on appelle cela un roman noir, je ne suis pas sensible à la définition. Mais quand on parle de thriller, polar, c’est vrai que je tique un peu.

T.V. : Oui, je pense que c’est plus comme une diffraction de l’existence dramatisé par des éléments policiers de base. J’ai plus l’impression de faire un roman existentiel.

T.V. : Je suis du côté de narrateur, de ce personnage-là. J’essaie de me débrouiller avec la matière de son existence en lambeaux. Cette existence s’est plus ou moins rassemblée dans un point de fuite, point de chute  qui est un meurtre. Pour moi, c’est la recomposition d’une existence qui m’intéresse au fond. D’un point de vue romanesque, le meurtre est purement salutaire. Il l’est psychiquement. C’est pour ça aussi que la justice peut répondre, préfère sauver une âme que faire régner le pur état de droit. Voilà, je n’ai pas de réponses précise à la question (rires).

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1 jour / 1 spectateur.rice – Lundi 5 Février

Chaque jour du festival Bruits de Langues, suivez un.e spectateur.rice et découvrez qui vient assister aux rencontres…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 1 : 05/02/18

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Échange, littérature vivante, politique, plurilinguisme

Je travaille à la faculté de Lettres et Langues. J’ai déjà participé aux éditions précédentes et invité des auteurs.
Oui, bien sûr que je reviendrai l’année prochaine.

J’ai adoré la rencontre avec Nina Yargekov que j’ai trouvée drôle, précise, romanesque, comme dans son roman.
J’ai aussi été très intéressée par la conférence sur la Grèce, notamment par sa dimension politique.

Il y en a beaucoup que j’aimerais inviter. Eric Vuillard par exemple, Camille de Toledo, Rachel Cusk… La littérature est vivante et le champ littéraire francophone est très riche et très intéressant.

Merci à Raphaëlle Guidée, Maître de conférences en littérature comparée à l’Université de Poitiers

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Interview – Nina Yargekov

Découvrez la première invitée de la journée en quelques questions dans cette vidéo.

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Interview – Luis Cardoso

Découvrez l’auteur portugais en quelques questions dans cette vidéo.