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Vendredi 05/03/21

VENDREDI 5 MARS – Journée d’études Intermédialités créatives

Si l’intermédialité intéresse depuis quelques décennies les chercheurs et chercheuses (on date les recherches s’inscrivant dans ce cadre des années 1980, même si on peut en trouver des prémisses sous d’autres noms – et notamment le rapport texte/image au FoReLLIS depuis les années 1990), l’ensemble des relations et interactions de plusieurs médiums ou médias au sein d’une œuvre est un enjeu de la création artistique depuis des siècles, voire depuis l’origine de la littérature.
Le laboratoire FoReLLIS va consacrer les prochaines années à clarifier les enjeux théoriques des médialités et de l’intermédialité.
Le festival « Bruits de langues » a décidé d’apporter sa pierre à cette réflexion en réunissant quelques auteurs et autrices du festival pour les faire dialoguer, ensemble et avec des chercheurs et chercheuses, sur ces questions d’intermédialité.
Il s’agira donc d’une journée d’études en « création et recherche » où l’accent sera mis sur l’intermédialité du point de vue de la création, ou plutôt des points de vue de la création, car les points de vue comme les médiums et médias évoqués seront hétérogènes – et cela nous réjouit.
Et de nous interroger sur une pratique de l’intermédialité contemporaine, l’intermédialité étant toujours à historiciser, et à situer à la fois par rapport aux techniques du moment et à l’originalité de leur utilisation par les auteur-e-s/artistes.

Ce dont nous sommes sûrs, c’est qu’il sera question de

  • ce qu’on fait des voix des autres, de celles et ceux qu’on rencontre (François Beaune), celles qui nous proviennent du brouhaha du monde contemporain, les domaines de travail connecté et déconnectés, oublieux de leur propre histoire, ou simplement perdues et déroutées (Kathrin Röggla). Que faire de toutes ces voix ? De cette matière première : enregistrer, citer, couper, monter, reformuler, donner voix, faire entendre, tout est possible lorsqu’on est « à l’écoute ».
  • la manière dont se conduisent des projets à quatre mains, que ces projets soient centraux (les nombreuses collaborations de Régis Lejonc illustrateur avec des auteurs ou autrices comme Henri Meunier, Olivier Douzou, Thomas Scotto… ou de Régis Lejonc scénariste avec des illustrateurs comme Riff Reb’s pour  La Carotte aux étoiles), ou marginaux (Dans ma zup de François Beaune avec des dessins de Fabrice Turrier ; Pierre Feuille Ciseaux de Maylis de Kérangal avec le photographe Benoît Grimbert, 2012) dans la pratique artistique des auteurs ou autrices, par exemple le dessin pour Eric Pessan, qui lui sert à interroger le quotidien autrement, autant qu’il peut raconter ses photos de famille (2020) en se frottant au trait de Delphine Bretesché.
  • la réflexion sur la narration graphique et verbale, à travers les genres de la bande-dessinée (Patria de Toni Fejzula), de l’album jeunesse (Régis Lejonc), du dessin écrit (Eric Pessan)…
  • le travail sur l’objet livre et toutes les formes de sortie du livre, de littérature exposée, lors de performances (Eric Pessan, François Beaune), lors d’adaptations cinématographiques (Maylis de Kérangal), lors d’expositions (Régis Lejonc), lors de mises en scènes théâtrales (Eric Pessan, Kathrin Röggla), de fictions radiophoniques (Eric Pessan), mais aussi dans des adaptations pour écran.

Programme

La journée d’études est accessible uniquement en ligne : ICI pour suivre et intervenir pendant la matinée[1]Journée rendue possible grâce à l’aimable soutien et accueil de l’Espace Mendès-France, Poitiers, qui ouvre ses portes pour les écrivains et écrivaines, chercheurs et chercheuses

9h Ouverture par Stéphane Bikialo et Anne-Cécile Guilbard

9h15-10h30 – Albums, objets livres, littérature exposée et dessinée

Éric Pessan et Régis Lejonc en dialogue avec Stéphane Bikialo et Martin Rass

10h45-12h Bande-dessinée et roman graphique

 
Autour Patria de Toni Fejzula (Ludivine Thouverez) et de Dans ma ZUP de François Beaune (Catherine Rannoux)

 

12h-14h Repas

La journée d’étude est accessible uniquement en ligne : ICI pour suivre et intervenir pendant l’après-midi

14h-15h De la voix, au livre, à la scène

Kathrin Röggla (contribution en allemand/texte bilingue) et François Beaune, en dialogue avec Stéphane Bikialo et Martin Rass

die unvermeidlichen – les inéluctables, pièce radiophonique de Kathrin Röggla (de)
 

15h-16h Intermédialités thématisées 

Maylis de Kerangal (Hugo Sémilly) et François Beaune (Stéphane Bikialo)

References

References
1 Journée rendue possible grâce à l’aimable soutien et accueil de l’Espace Mendès-France, Poitiers, qui ouvre ses portes pour les écrivains et écrivaines, chercheurs et chercheuses
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Ambiances, expériences BDL 2020

Plier une hirondelle

Jeudi 6 février, la rencontre entre Margret Kreidl et Lucie Taïeb, qui devait être « juste » un dialogue entre deux écrivaines, l’une autrichienne, l’autre française, a été introduite par une performance surprise. Comme la lecture inattendue de Lampedusa Beach, la veille, par Céline Sammie, ce fut un moment fort du festival et nous a consolé du fait que le texte français de Eine Schwalbe falten n’était pas encore disponible.

Sümeyra Yilmaz, comédienne, étudiante et amie de Margret Kreidl dans son cours d’écriture au séminaire Max Reinhardt à Vienne, nous a présenté un large extrait du texte en lecture performée. Quelques heures sous la direction de Lucas Ceypek et Margret Kreidl ont suffi pour donner à ce qu’elle même a appelé une improvisation un habit très professionnel et élaboré.

« La chambre a une porte et une fenêtre. Deux ailes. Il y a un chapeau sur la chaise. Une tache jaune, une corde blanche. Les marguerites brillent sur la nappe. Aujourd’hui le lit est bleu. Le rideau tremble. Marron, et chaussettes. Regarde avant de sauter. »

Margret Kreidl, Plier une hirondelle, Les inaperçus, 2020.

Mais je vous laisse juger vous-mêmes. Pour vraiment apprécier la lecture, je l’ai extraite de la vidéo de la rencontre complète.

Plier une hirondelleMise à jour 8 juin 2020 : On peut commander le livre chez les Inarperçus et le trouver désormais en librairie, Nathalie Quintane a écrit une préface et Carole Darricarrère une critique sur Sitaudis

à lire :

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Quintane, N. (2010). Tomates. POL.
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Quintane, N. (2018). Un œil en moins. P.O.L.

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BDL 2018 Mercredi 07/02/18

1 jour / 1 spectateur.rice – Mercredi 7 Fevrier

CHAQUE JOUR DU FESTIVAL BRUITS DE LANGUES, SUIVEZ UN.E SPECTATEUR.RICE ET DÉCOUVREZ QUI VIENT ASSISTER AUX RENCONTRES…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 3 : 07/02/18

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→ Si vous deviez caractériser BDL / votre journée / l’ambiance en quelques mots, quels seraient-ils ?

Très foisonnante

→ Comment avez-vous entendu parler de BDL ? Est-ce votre 1ère édition et reviendrez-vous l’année prochaine ?

J’y viens tous les ans, je venais déjà à Ecrivains présents. Depuis 20 ans que je suis à Poitiers, je n’ai pas raté une seule édition.

→ Qu’est-ce que vous avez tiré de ces rencontres ? Qu’avez-vous préféré ?

J’en ai tiré une plus grande curiosité pour la littérature d’aujourd’hui, plus de variété dans mes lectures : je lisais de la poésie et des essais essentiellement, maintenant je lis également des romans.

J’ai beaucoup aimé Tanguy Viel, j’ai d’ailleurs acheté un de ses ouvrages. J’ai trouvé Nina Yargekov très intéressante, surtout quand elle disait qu’elle ne faisait pas d’illusions, qu’on restait dans l’entre-soi, même si ça ne l’empêche pas d’écrire. J’ai aussi apprécié Xabi Molia car je suis fan de cinéma.

→ Si vous deviez inviter un auteur, mort ou vivant à BDL, lequel choisiriez-vous ?

Ce serait René Char mais ce serait compliqué, même s’il était vivant. Ou bien Pascale Ferran, une cinéaste qui écrit à partir du roman L’amant de lady Chatterley.

Merci à Joëlle Fontaine, participante à l’université citoyenne de l’université de Poitiers

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Mardi 06/02/18

Rencontre des sonorités, lecture d’Athènes – Disjonction

L’auteur Christos Chryssopoulos et Michel Briand, professeur de l’Université de Lettres et langues de Poitiers, se sont livrés à une lecture improvisée d’Athènes – Disjonction, l’une des dernières oeuvres de l’écrivain, rythmée des ses propres photographies qui parcourent et illustrent le livre original.

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Deux souffles, deux langues qui se rencontrent, un échange entre deux hommes, passé et présent, français lu par un expert de grec ancien, et grec moderne lu par un auteur marqué par le sort contemporain de son pays.

« Quand on parcourt la ville en la photographiant, on prend conscience de quelque chose que seuls ceux qui prennent des photos sont capables de percevoir : elle est criblée de trous noirs. Les endroits où il n’y a absolument rien sont légion. Je ne reviens jamais voir les lieux que j’ai photographiés. L’arbre qui se dresse seul dans la ruelle qui donne sur l’avenue Singrou. Le mannequin dans le terrain vague de la rue Éolou. Le sex -shop ouvert la nuit… Le cliché que j’en ai pris les a effacés. Et je me déplace dans la ville entre ces trous noirs qui sont les photographies que j’ai déjà prises. Et plus je poursuis ma promenade avec mon appareil, plus les trous noirs se multiplient, les passages de l’un à l’autre se font de plus en plus étroits, les endroits intéressants que je pourrais observer se raréfient et petit à petit je taris la ville. Morceau par morceau, je la supprime. Il y a déjà des quartiers entiers et des rues, des bouts de l’horizon qui ne sont plus là. Et plus la ville diminue, plus mon angoisse grandit, quand je reviens dans ces rues de plus en plus difficiles à traverser, de plus en plus indifférentes. Mes photographies représentent la nervosité de l’homme qui respire avec peine et fébrilité le peu d’air qui lui reste. À un moment, j’épuiserai Athènes, elle ne contiendra plus rien pour moi. Je serai alors encerclé par les traces noires rectangulaires de mes photographies. Je pense qu’alors je tournerai l’appareil vers moi. Pour que ma dernière photographie soit un autoportrait. Et que je disparaisse ainsi dans le trou noir de la dernière image.« 

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Un moment hors du temps, d’écoute et de médiation, au son de deux voix qui se succèdent. Qui nous parlent d’une même écriture, dans deux mélodies différentes, d’un même sujet : l’Athènes d’aujourd’hui, marquée par le passé, le plus lointain, mais aussi le plus proche, la crise.

« Christos Chryssopoulos raconte par l’image l’Athènes d’aujourd’hui, cette ville secrète et blessée qui n’appartient à personne. Il porte sur elle un regard tendre et inquiet et en débusque les failles, s’étonnant encore et toujours, et accompagnant de ses mots la ville en crise. » Athènes – Disjonction, éditions Signes et Balises.

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BDL 2018 Mardi 06/02/18

1 Jour / 1 Spectateur.rice – Mardi 6 Février

Chaque jour du festival Bruits de Langues, suivez un.e spectateur.rice et découvrez qui vient assister aux rencontres…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 2 : 06/02/18

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Instructif.
C’est toujours intéressant de rencontrer de nouveau de nouveaux auteurs, on se fait une bonne idée des œuvres mêmes si on ne les a pas lues.

Oui, je reviendrai avec plaisir !
J’en ai entendu parler l’année dernière quand je suis arrivée à la faculté de Lettres et Langues par les profs et les étudiant.es

Ce que j’aime, c’est l’interaction avec le public. Il n’y a pas de distance entre l’auteur ou l’autrice et le public. Ce que je préfère, c’est la convivialité et la découverte de nouveaux auteurs et nouvelles autrice, ça nous pousse à les lire.

Eric-Emmanuel Schmitt. J’ai seulement lu Lorsque j’étais une oeuvre d’art (éditions Albin Michel) mais j’ai vraiment adoré.

Merci à Elodie Andrieu, étudiante à l’Université de Poitiers.

 

 

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Tanguy Viel

À l’occasion du festival Bruits de Langues, Tanguy Viel nous parle de sont dernier roman paru, Article 353 du Code Pénal.

Tanguy Viel : Je ne pense pas que ça soit parti de l’idée même de justice même si elle est centrale dans le roman mais je pense que ça devait être le moment où j’avais envie que le roman ait une fonction réparatrice et pourquoi pas de revanche sociale, de vengeance peut-être. Enfin tout ce genre de vocabulaire de retournement que seule la justice pouvait mettre en scène. Plutôt utiliser la justice comme la lumière au bout d’un tunnel. Je ne pense pas vous dire que je me suis réveillé un jour en disant « Oh je vais faire un livre sur la justice ! ». J’ai le sentiment que j’ai fait grandir, j’ai transformé les formes pulsionnelles que j’avais envie de mettre en scène dans l’écriture. J’ai trouvé un peu miraculeusement l’intrigue qui fait que ça tient, que ça scénographie exactement les contours de l’épaisseur psychique que l’on peut trouver dans roman.

T.V. : Ce n’est pas le mot qui me vient à l’esprit. Ce n’est pas ce à quoi je pense quand j’écris. Peut-être la dénomination de roman noir. Dès lors qu’il y a un meurtre, des éléments de justice, de paysage comme on en a dans un roman noir, un peu américain. Donc ça ne me dérange pas qu’on appelle cela un roman noir, je ne suis pas sensible à la définition. Mais quand on parle de thriller, polar, c’est vrai que je tique un peu.

T.V. : Oui, je pense que c’est plus comme une diffraction de l’existence dramatisé par des éléments policiers de base. J’ai plus l’impression de faire un roman existentiel.

T.V. : Je suis du côté de narrateur, de ce personnage-là. J’essaie de me débrouiller avec la matière de son existence en lambeaux. Cette existence s’est plus ou moins rassemblée dans un point de fuite, point de chute  qui est un meurtre. Pour moi, c’est la recomposition d’une existence qui m’intéresse au fond. D’un point de vue romanesque, le meurtre est purement salutaire. Il l’est psychiquement. C’est pour ça aussi que la justice peut répondre, préfère sauver une âme que faire régner le pur état de droit. Voilà, je n’ai pas de réponses précise à la question (rires).

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

1 jour / 1 spectateur.rice – Lundi 5 Février

Chaque jour du festival Bruits de Langues, suivez un.e spectateur.rice et découvrez qui vient assister aux rencontres…

Par Lucile et Violaine

#BDL2018 Jour 1 : 05/02/18

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Échange, littérature vivante, politique, plurilinguisme

Je travaille à la faculté de Lettres et Langues. J’ai déjà participé aux éditions précédentes et invité des auteurs.
Oui, bien sûr que je reviendrai l’année prochaine.

J’ai adoré la rencontre avec Nina Yargekov que j’ai trouvée drôle, précise, romanesque, comme dans son roman.
J’ai aussi été très intéressée par la conférence sur la Grèce, notamment par sa dimension politique.

Il y en a beaucoup que j’aimerais inviter. Eric Vuillard par exemple, Camille de Toledo, Rachel Cusk… La littérature est vivante et le champ littéraire francophone est très riche et très intéressant.

Merci à Raphaëlle Guidée, Maître de conférences en littérature comparée à l’Université de Poitiers

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Nina Yargekov

Découvrez la première invitée de la journée en quelques questions dans cette vidéo.

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BDL 2018 Lundi 05/02/18

Interview – Luis Cardoso

Découvrez l’auteur portugais en quelques questions dans cette vidéo.

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BDL 2017 Jeudi 02/02/17

Écoutez les Bruits – Jeudi 2 Février

Par Lucile Pain, Marjorie et Bertille Vinel

Compte-rendu de la quatrième et dernière journée