Après une école de commerce à Toulouse, Mathias Echenay a débuté sa carrière comme représentant à la diffusion Seuil, avant d’y être nommé chef de ventes. Passé par Flammarion et Interforum comme directeur de ventes, il a ensuite été directeur général du CDE et PDG de FED (groupe Gallimard/Madrigall) pendant plus de huit ans. Avec son activité d’éditeur aux Éditions la Volte, qu’il a fondée en 2004, son expérience de trente ans au service de nombreux éditeurs lui a apporté une expertise dans la commercialisation du livre, aussi bien pour les éditeurs, de toutes les tailles et dans tous les domaines, que pour les diffuseurs. Mathias Echenay est également actif sur les questions écologiques (matérielles, symboliques et sociales), notamment au sein de l’association pour l’écologie du livre, dont il a été un des membres fondateurs
Né en 1987, Elio Possoz fait des études de lettres modernes et d’histoire et prend des cours de lecture à voix haute, qui lui serviront bien puisqu’il se lance en 2011 dans l’écriture et la lecture de poésie au sein du collectif EISPI. L’EISPI donnera naissance au festival pluri-artistique Cactus Calamité qu’Elio co-organisera durant 9 ans. C’est dans la décennies 2010 qu’il commence également à écrire des récits-dont-vous-êtes-l’-héroïne, essentiellement en compagnie d’Amélie Durand/Esmée Dubois.
De 2013 à 2017, il travaille comme professeur de sténotypie/techniques rédactionnelles. A partir de 2020, imprégné de la pensée anarchiste-municipaliste et face à l’offensive néo-libérale en cours, il se lance dans la science-sociale-fiction (« Barreuse de faille », 2020 ; Les Mains Vides, 2025, aux éditions La Volte). Le reste du temps, il écrit des campagnes de jeu de rôle, fait des créneaux dans une épicerie alimentaire autogérée et travaille pour l’association Arts Résonance à la mise en relation des cultures sourde et entendante par la poésie.
Les mains vides, 2025
Sauve qui peut – Demain la santé, « Barreuse de faille », 2020
Anticiper les changements, c’est d’abord une question : que peut maintenant la littérature d’anticipation face aux défis de demain ? Investies depuis plus d’une dizaine d’années, les maisons d’édition La Volte représentée par Mathias Echenay accompagné de son auteur Elio Possoz et Lucie Berson, éditrice chez Le Passager clandestin ont accepté ensemble, de répondre à notre invitation pour ouvrir le débat ! L’objectif du programme est de permettre à nos lecteurs de science-fiction ou non, de comprendre dans un premier temps, l’élaboration d’un catalogue au sein d’une maison d’édition indépendante et les enjeux autour d’une collection. De l’écologie, aux luttes sociales en passant par le féminisme, nous considérons que toutes les littératures peuvent faire évoluer nos pratiques. Dans un second temps, c’est penser les œuvres, en tant que matérialité. Comment l’objet-livre peut-il être à même d’ouvrir des pistes réflexives sur nos pratiques quotidiennes, cela revient donc également à penser au travail de la langue. Penser le futur implique de penser l’écriture. Vous l’aurez compris, cette journée plutôt que d’imposer, invite plutôt à collaborer dans une démarche collective, pour ensemble trouver ce qui nous rassemble. Les organisateurs et les étudiant.es du Master 1 Livres et Médiations (LIMES) ont le plaisir de vous recevoir nombreux et nombreuses pour une journée riche en échanges fructueux.
9h30 — 10h Accueil du public autour d’un petit déjeuner 10h — 12h Table ronde avec Mathias Echenay (La Volte), Elio Possoz et Lucie Berson (Le Passager clandestin) et questions-réponses avec le public
Pause repas
APRÈS-MIDI A10. LE MÉTA
14h — 14h30Reprise par des lectures à voix haute de textes sélectionnés 14h30 — 17h Ateliers et jeux réflexifs autour de la place de l’écriture dans la littérature d’anticipation.
Adresses
UFR LETTRES ET LANGUES BÂT. A3 — SALLE B13 LE META UP BÂT. A10 Avenue du Recteur Pineau, POITIERS
« Un ordinateur peut-il imiter un être humain ? Quels pouvoirs sommes-nous prêts à déléguer aux machines » sont les questions qui l’empêchent de dormir.
Robin Cousin est né en 1984 et a un esprit créatif depuis l’enfance : il écrivait notamment plusieurs scénarios qu’il adaptait avec les moyens du bord. En grandissant, il choisit la bande dessinée qui lui permet de travailler un panel de techniques du dessin à l’écriture, en passant par de la mise en scène et du jeu d’acteur.
C’est après cinq années aux Beaux-Arts d’Angoulême qu’il crée, avec des amis, les éditions Les Machines. Il publie par ailleurs La jeunesse de Billy-Bob Johnson – Première partie : le G.L.O.B.E. dans cette maison d’édition, avant de diriger ses œuvres vers les éditions FLBLB.Il reçoit en 2017 le prix révélation au festival du Quai des bulles à Saint-Malo pour Le profil de Jean Melville.
Bibliographie :
La jeunesse de Billy-Bob Johnson – Première partie : le G.L.O.B.E., Les Machines, 2011
Immersion en images au cœur du festival littéraire de l’université de Poitiers.
Une affiche, une invitation à rencontrer deux belles maisons d’éditions.
Une fine équipe vous a accueilli et accompagné pour vous restaurer.
Votre appétit, notre préoccupation.
Des œuvres littéraires variées sont passées entre nos mains.
C’est en alternant entre les casquettes d’éditeur, d’auteur, mais également de médiateur culturel que nos invités nous présenter leurs professions depuis ce canapé d’un jaune ibérique.
Nos intervenants ont partagé leurs expériences de l’édition. Ils ont échangé avec vous une journée entière.
Los Muchos réalisé une performance artistique incroyable :
Ensemble à partir de trois feuilles et d’un morceau de carton nous avons produis un carnet pour prendre en note consciencieusement chaque intervention.
Partager ce que nous aimons et ce que nous ne portons dans notre cœur est une activité primordiale. C’est sur des fanzines fraichement confectionnés que nous avons distingué nos dégouts de nos affinités !
Après s’être emparé des cartons l’équipe librairie a ouvert un stands bien garnit.
L’équipe librairie remerciant leurs clients de leur passage.On vous remercie d’avoir suivi ce festival physiquement ou par le biais de cet article.
Les Editions Rutabaga, spécialisées dans l’édition de bandes dessinées, explorent la narration à travers des techniques d’impression et des formats atypiques avec l’objectif d’amener le lecteur à réfléchir sur le rapport texte/image.
Cette maison d’édition a été créée en 2012 à Angoulême par Olivier Crepin. Elle s’attache à ce que le lecteur manipule l’objet livre et qu’il devienne actif dans sa lecture. En effet, les Editions Rutabaga proposent des récits présentant des contraintes de façonnage importantes, allant de systèmes de couture à des montages en hélice, faisant des ouvrages de véritables objets rares, qui permettent au lecteur d’interroger son rapport au livre. Dans cette optique de manipulation atypique de bande dessinée papier, la maison d’édition a notamment publié Lidocaïne et Astreinte, conçus comme des livres à coudre et à découdre, Relativité, imaginé en spirale et proposant ainsi un récit infini, Sacré Sucre, se présentant sous la forme d’un labyrinthe de papier, Yacine, aspirine assistant psy, envisagé comme une notice de médicament ou encore Flower Power et Bird, réalisés à la manière d’un leporello, communément appelé « livre accordéon ».
Les Editions Rutabaga accordent également une grande importance aux questions de similitudes et différences entre l’édition papier et l’édition numérique. C’est pourquoi, depuis 2015, elles publient des récits destinés à la lecture numérique.
Dans le cadre des Avants-Bruits de Langues 2019, qui ont eu lieu le 10 octobre à l’Université de Poitiers, Olivier Crepin et Morgane Parisi sont venus représenter et parler des Editions Rutabaga.
Olivier Crepin est auteur et éditeur de romans graphiques. Diplômé d’un Master de Bande Dessinée à l’École Européenne Supérieure de l’Image, il fonde, en 2012, les Editions Rutabaga. En 2013, il y publie son premier roman graphique, Lidocaïne, qui est sélectionné par la Cité Internationale de la Bande Dessinée. Il a consacré sa thèse aux mutations transmédiatiques contemporaines du roman graphique et s’attache à repenser son format à travers différents médias.
Morgane Parisi oscille entre illustration, bande dessinée et graphisme. Diplômée d’un Master de Bande Dessinée à l’École Européenne Supérieure de l’Image ainsi que d’un Master en Anthropologie sociale, elle est fortement inspirée par l’anthropologie et les sciences humaines en général. Plusieurs de ses créations se présentent sous la forme de posters narratifs à caractère scientifique/ethnologique/cartographique, comme par exemple Global Warning, publié aux Editions Rutabaga en 2019, qui prend la forme d’un récit-affiche sur le réchauffement climatique.
Elle est en résidence de création à l’Université de Poitiers du 4 novembre 2019 au 14 février 2020. Elle en tirera la matière pour réaliser un objet graphique hybride et effectuera en parallèle plusieurs actions de médiation telles que des ateliers de pratique artistique et des rencontres, qui permettront au plus grand nombre de découvrir son univers artistique.
À l’occasion de cette journée articulée autour de deux maisons d’édition, ils étaient accompagnés de l’éditrice Frédérique Breuil, de l’auteur Benoît Vincent et du plasticien Jérémy Liron, des éditions Les Inaperçus. Leur intervention s’est articulée en deux temps. La première partie a consisté en une présentation de leur parcours personnel ainsi qu’au sein de la maison d’édition dont ils font partis, tandis que la seconde partie s’est présentée sous la forme d’une rencontre autour du lien texte/image, qui joue un rôle important dans chacun de leur travail.