Née à Moncton, Hélène Devarennes est autrice, chercheuse et pédagogue. Après son obtention d’un doctorat en éducation en milieu autochtone, c’est en 2013 qu’elle commence à travailler en milieu autochtone devenant depuis lors une Alliée de cette communauté.
Son but est de faire connaître l’histoire, les cultures, les contributions contemporaines aux élèves, tout en les incitant à développer des compétences interculturelles. Elle est également une des deux rédactrices et chercheuses principales de la Politique d’aménagement linguistique et culturel du Nouveau-Brunswick
Née au Canada en 1969, Lucie Hotte est professeure au département français à l’université d’Ottawa. Attachée à la reconnaissance des productions culturelles minoritaires en Amérique du Nord, elle s’intéresse au traitement institutionnel de celles-ci, et publie de nombreux livres sur le sujet. Elle s’intéresse notamment à l’écriture des femmes et des minorités linguistiques. Ses travaux sur les théories de la lecture, traitant des rapports de médiation entre lecteur et livre ont aussi été récompensés au Canada, où elle obtient le prix Gabrielle Roy, en 2001.
“La littérature aborde justement les diverses facettes de l’identité. En les mettant en scène, elle nous permet de mieux comprendre ce qui fait de chacun d’entre nous un individu différent de tous les autres mais aussi un représentant de tous.”
Lucie Hotte, quatrième de couverture de La problématique de l’identité dans la littérature francophone du Canada et d’ailleurs, 1994
Louis-Antoine Dujardin est éditeur de bandes dessinées pour les éditions Delcourt. Il est particulièrement engagé sur des questions qui font l’actualité politique et sociétale.
Les œuvres qu’il publie abordent par exemple des problématiques environnementales avec Les algues vertes d’Inès Léraud ou encore les violences policières avec La force de l’ordre de Didier Fassin, deux BD qu’il nous présentera. Son choix d’éditer des BD documentaires lui vient de l’envie de faire durer dans le temps ses enquêtes, afin de pouvoir continuer de questionner ses lecteur.ices sur le monde qui les entoure.
Otto T. est auteur et dessinateur de bandes dessinées et de flip-books, et a réalisé, à ce jour, 39 projets. Parallèlement, il est cofondateur de la maison FLBLB, et y travaille en tant qu’éditeur et traducteur. Il viendra nous présenter deux de ses projets en commun avec Grégory Jarry : les cinq tomes de sa Petite histoire des colonies françaises ainsi que les trois tomes de Trois autres mondes sont possibles (Petite histoire de la révolution française, Village toxique et La conquête de Mars). De plus, il nous parlera de son travail d’éditeur sur les Voyages de Gianbattista Belzoni, écrit par Grégory Jarry, Nicole Augereau et Lucie Castel.
Petite histoire des colonies françaises, Éditions FLBLB, de 2006 à 2011
Le savant qui fabriquait des voitures transparentes, Éditions FLBLB, avril 2001 Scénario : Narcisse Delcopette – Dessin : Otto T.
Lucius Crassius, Éditions FLBLB, mai 2002 Scénario : Grégory Jarry – Dessin : Otto T.
Le bonhomme au chapeau, Éditions FLBLB, mai 2005 Scénario et dessin : Otto T.
Le mois de…Choi Juhyun & Otto T. – janvier 2005, Éditions Groinge, mai 2005 Scénario : Choi Juhyun – Dessin : Otto T.
Petite histoire du grand Texas, Éditions FLBLB, juin 2005 Scénario : Grégory Jarry – Dessin : Otto T.
Mathieu Siam est diplômé en Lettres et en littérature de jeunesse. Membre du jury du FIBD d’Angoulême, il anime des rencontres autour de la BD.
En 2022, il publie la BD documentaire Les frontières du douanier Rousseau aux éditions Michel Lafon. Il présentera durant le festival son dernier projet, Territoire Zéro chômeur Longue Durée.
Lucie Berson est née à la fin du XXe siècle en région parisienne. Passionnée de lecture depuis toujours, elle décide rapidement d’orienter ses études vers le domaine littéraire.
Après des études de Lettres modernes, elle obtient un master en édition à la Sorbonne et commence sa vie professionnelle dans de grands groupes éditoriaux : Gallimard, Hachette, Editis… Après une parenthèse en Nouvelle-Zélande, elle retrouve avec plaisir les joies de l’édition en rejoignant le passager clandestin en janvier 2021, réalisant son souhait de travailler dans l’édition indépendante engagée.
Après une école de commerce à Toulouse, Mathias Echenay a débuté sa carrière comme représentant à la diffusion Seuil, avant d’y être nommé chef de ventes. Passé par Flammarion et Interforum comme directeur de ventes, il a ensuite été directeur général du CDE et PDG de FED (groupe Gallimard/Madrigall) pendant plus de huit ans. Avec son activité d’éditeur aux Éditions la Volte, qu’il a fondée en 2004, son expérience de trente ans au service de nombreux éditeurs lui a apporté une expertise dans la commercialisation du livre, aussi bien pour les éditeurs, de toutes les tailles et dans tous les domaines, que pour les diffuseurs. Mathias Echenay est également actif sur les questions écologiques (matérielles, symboliques et sociales), notamment au sein de l’association pour l’écologie du livre, dont il a été un des membres fondateurs
Né en 1987, Elio Possoz fait des études de lettres modernes et d’histoire et prend des cours de lecture à voix haute, qui lui serviront bien puisqu’il se lance en 2011 dans l’écriture et la lecture de poésie au sein du collectif EISPI. L’EISPI donnera naissance au festival pluri-artistique Cactus Calamité qu’Elio co-organisera durant 9 ans. C’est dans la décennies 2010 qu’il commence également à écrire des récits-dont-vous-êtes-l’-héroïne, essentiellement en compagnie d’Amélie Durand/Esmée Dubois.
De 2013 à 2017, il travaille comme professeur de sténotypie/techniques rédactionnelles. A partir de 2020, imprégné de la pensée anarchiste-municipaliste et face à l’offensive néo-libérale en cours, il se lance dans la science-sociale-fiction (« Barreuse de faille », 2020 ; Les Mains Vides, 2025, aux éditions La Volte). Le reste du temps, il écrit des campagnes de jeu de rôle, fait des créneaux dans une épicerie alimentaire autogérée et travaille pour l’association Arts Résonance à la mise en relation des cultures sourde et entendante par la poésie.
Les mains vides, 2025
Sauve qui peut – Demain la santé, « Barreuse de faille », 2020
Anticiper les changements, c’est d’abord une question : que peut maintenant la littérature d’anticipation face aux défis de demain ? Investies depuis plus d’une dizaine d’années, les maisons d’édition La Volte représentée par Mathias Echenay accompagné de son auteur Elio Possoz et Lucie Berson, éditrice chez Le Passager clandestin ont accepté ensemble, de répondre à notre invitation pour ouvrir le débat ! L’objectif du programme est de permettre à nos lecteurs de science-fiction ou non, de comprendre dans un premier temps, l’élaboration d’un catalogue au sein d’une maison d’édition indépendante et les enjeux autour d’une collection. De l’écologie, aux luttes sociales en passant par le féminisme, nous considérons que toutes les littératures peuvent faire évoluer nos pratiques. Dans un second temps, c’est penser les œuvres, en tant que matérialité. Comment l’objet-livre peut-il être à même d’ouvrir des pistes réflexives sur nos pratiques quotidiennes, cela revient donc également à penser au travail de la langue. Penser le futur implique de penser l’écriture. Vous l’aurez compris, cette journée plutôt que d’imposer, invite plutôt à collaborer dans une démarche collective, pour ensemble trouver ce qui nous rassemble. Les organisateurs et les étudiant.es du Master 1 Livres et Médiations (LIMES) ont le plaisir de vous recevoir nombreux et nombreuses pour une journée riche en échanges fructueux.
9h30 — 10h Accueil du public autour d’un petit déjeuner 10h — 12h Table ronde avec Mathias Echenay (La Volte), Elio Possoz et Lucie Berson (Le Passager clandestin) et questions-réponses avec le public
Pause repas
APRÈS-MIDI A10. LE MÉTA
14h — 14h30Reprise par des lectures à voix haute de textes sélectionnés 14h30 — 17h Ateliers et jeux réflexifs autour de la place de l’écriture dans la littérature d’anticipation.
Adresses
UFR LETTRES ET LANGUES BÂT. A3 — SALLE B13 LE META UP BÂT. A10 Avenue du Recteur Pineau, POITIERS
Les invisibles, les disparu·es nous accompagnent : en 2019, Marie Cosnay et Camille Louis sont venues nous parler de l’hospitalité désavouée, en 2020, Céline Samie a performé Lampedusa Beach, terrible histoire d’une noyade, imaginée par Lina Prosa.
Cette année nous accueillons Ali Zamir, et en ouverture des élèves de 3e année de la section du conservatoire pour présenter un montage de 15 minutes de son roman d’Anguille sous roche et un autre de la même durée du Tropique de la violence de Nathacha Appanah.
Laurine Roux viendra ensuite évoquer son univers post-apocalyptique, qu’elle met en oeuvre dans Une immense sensation de calme et Le Sanctuaire, d’autres formes de catastrophe, à la fois imaginaires et bien réelles dans ce qu’on y lit de la domination masculine.
Et nous finirons par les contes de deux conteuses, Michèle Bouhet et Monique Burg, qui racontent vies et luttes de petites gens, en poitevin-saintongeais et occitan, ces langues minorées, que « Bruits de langues » fait chaque année entendre.
Une journée de catastrophes, de contes, résolument intersectionnelle !
Les rencontres se déroulent dans la Salle des Actes (Attention : préinscription nécessaire – ci-dessous à chaque rencontre) et en ligne (diffusion en direct par iMedia : lien ICI)[1]lien actif à partir de lundi 12:30, ne pas être surpris·e d’être redirigé·e·s ensuite sur la chaine YouTube de l’université.
Interventions de l’extérieur par Tchat, transmis au plateau. Tous les horaires sont indicatifs, nous tiendrons compte du live et des temps nécessaires de respiration.
Chaque rencontre sera diffusée en direct sur UpTV puis une retransmission sera disponible (les liens sont indiqués au fur et à mesure du programme).
13:30 Ouverture
Discours introductifs des organisateurs et organisatrices du festival et des partenaires : Hélène Yèche (Directrice de l’UFR lettres & langues), Sybille Lajus (vice-présidente à la culture, à la vie étudiante et au sport de l’université de Poitiers), Charles Reverchon-Billot (délégué à la culture de la Ville de Poitiers), Vincent Calvet (DRAC – livres), Tangui Le Bolloc’h (Plac’art et président du festival) et Manu Gaydon (Le CLOU), Stéphane Bikialo et Martin Rass (pour l’association culture LL).
Présentation du programme du festival.
14:00-14:30 : Lectures scéniques
Des extraits d’Ali Zamir,Anguille sous roche et Nathacha Appanah,Tropique de la violence, performés par les élèves de 3e année de la section théâtre du conservatoire sous la direction de François Martel.
Cliquez ICI pour voir les lectures scéniques en rediffusion.
Oh, la terre m’a vomie, la mer m’avale, les deux m’espèrent, et maintenant que je reprends mes esprits, je ne vois rien, n’entends rien, ne sens rien, mais cela ne pèse pas un grain puisque je ne vaux rien, pourquoi me laisserais-je broyer du noir alors que tout va finir ici…
Cliquez ICI pour vous inscrire (seulement pour participer à la rencontre en présence, le lien pour la diffusion en direct est en haut de la page).
Cliquez ICIpour visionner la rencontre en rediffusion.
J’honore ta présence J’honore ton flair J’honore ton sang Puis le coup de lame à travers la jugulaire. Pour éviter d’attirer les charognards, il faut l’éviscérer rapidement. Les organes au sol forment une fleur nauséabonde.
Laurine Roux, Le Sanctuaire, Édition le Sonneur, 2020.
Entretien mené par Doriane Freiche et Clément Sauty.
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Le triomphe de l’audace raconté en histoires et en chansons.
Même si les combats auxquels se livrent nos héros paraissent démesurés, ils ne sont pas perdus pour autant. Grâce à leur rage de vivre, nos personnages vont trouver le moyen de triompher en activant les leviers de l’imagination et de la solidarité.
Michèle Bouhet, Petites histoires de grand courage.
16:30-18:00 : Paroles de conteuses avec Michèle Bouhet et Monique Burg
Entretien mené par Marianne Vergez-Couret, suivi et entremêlé de lectures.
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Et moi je suis bien contente quand je vois les mecs qui viennent à la fin du spectacle me dire que c’est leur femme qui a voulu qu’ils viennent : « Je dois dire qu’elle a eu raison, c’est bien ce que vous faites » ou : « Je dois dire que je pensais que c’était pour les enfants ! Alors là, vous m’en bouchez un coin, ah oui vraiment ! » Les femmes, je sais très bien que ça va marcher avec elles puisqu’elles n’ont pas coupé avec ces choses-là. Certaines ont coupé, mais il y en a qui sont dans la continuité de l’enseignement par cette parole. Elles sont là qui ne disent rien. Elles boivent du petit lait, comme on dit…